Conclusion et nouveau départ

3 décembre 2018 : Nuit difficile, réveil difficile, espérons que la journée n’en sera pas de même. J’ai rendu la voiture de location hier, puis visité Taïpei avant de me rendre à l’aéroport. C’est ici que j’ai passé la nuit, la faute à un vol un peu trop matinal et à une peur soudaine de ne pas me réveiller assez tôt pour ne pas le rater.

Il me reste quelques heures encore avant mon vol, et j’hésite encore un peu à le prendre. La raison est simple : la météo ! Cela fait quelques jours que je regarde, dès que je capte un wifi, les prévisions en attendant une éventuelle éclaircie, une éventuelle bonne nouvelle, une éventuelle bonne raison de quitter le sol taïwanais et de toucher du bout du pied la terre japonaise. Okinawa ! Mais voilà, j’ai beau scruter une amélioration, je ne vois se dessiner sur mon écran que des nuages noirs auxquels viennent de se rajouter des éclairs jaunes. Plus ça va, moins ça va. Il faut que je lâche ce maudit téléphone et que je réfléchisse de moi-même. J’y vais !

Une heure et trente minutes de vol plus tard, Okinawa me déroule son tarmac. Je suis au Japon. Et avant la découverte, si le temps le permet, place aux formalités. Premiers contacts positifs, l’agent chargé des fouilles est réceptif et curieux quant à la raison de ma venue, mais pas étonné pour autant. Il faut dire que Okinawa est réputé pour deux ou trois espèces que j’espère bien croiser et qui font venir nombre d’amateurs d’oiseaux. Ma paire de jumelles, mon guide sur les oiseaux de Taïwan et mon appareil photo ont fini de le convaincre, et me voilà avec le fameux sésame : le tampon du Japon.

Ce n’est pas parce que c’est terminé que c’est fini ! Place à de nouvelles formalités et à l’administration japonaise. Si je veux louer une voiture, et je le veux, il me faut une traduction en japonais de mon permis de conduire. Traduction qui ne peut se faire que sur place, dans les bureaux dédiés à cet effet. Je monte dans un taxi en direction de ces fameux bureaux. Le chauffeur semble un peu perdu mais je comprends rapidement qu’il ne lit que le japonais. L’office du tourisme de l’aéroport nous est bien utile sur ce coup, et nos violons sont accordés.

Quelques minutes plus tard, je quitte mon sympathique compagnon de route et rentre dans les bureaux. Ma requête est rapidement comprise, on m’explique comment tout cela se passe et m’indique qu’il faut que je revienne dans un peu moins d’une heure. Mon papier sera prêt.

J’en profite pour faire un petit tour espérant voir quelques oiseaux. Rien de nouveau en ce qui concerne les oiseaux, mais quelques différences sautent aux yeux. La plus significative reste la présence de corvidés. J’en ai observé quelques uns déjà depuis mon atterrissage et visiblement, ce n’était pas un exploit. Les Corbeaux à gros bec sont présents un peu partout. En revanche ce qui est surprenant, c’est que cette même espèce, à Taïwan, était inféodée aux sommets de haute altitude. Mise à part ça, rien de neuf.

Ma traduction en poche, je marche en direction du métro aérien qui me conduira à l’agence de location de voiture. La découverte du nord de l’île n’est pas encore pour tout de suite. Car c’est le nord qui est intéressant ici. La moitié sud de l’île est peuplée d’humains, la moitié nord est encore préservée et abrite un parc national. C’est là-bas que je veux me rendre.

Nouvelles formalités à l’agence, nouvelles explications. Tout va bien, il faudra juste que je me fasse à la conduite à gauche et au GPS en japonais ! Ici, tout est carré ! Les immeubles, les voitures et l’éducation des japonais ! On respecte scrupuleusement les autres et les règles de savoir-vivre. Les limitations de vitesse n’y échappent pas, pour mon plus grand bonheur. Je peux me familiariser doucement à mes nouvelles habitudes de conduite.

L’heure a déjà bien avancé, il ne me reste plus beaucoup de temps avant que l’astre solaire ne se cache définitivement pour la journée. Oui, le soleil était bien là ! J’ai bien fait de suivre ma première impression. Il paraît que c’est souvent la bonne, que notre cerveau fait des connections avant même que nous commençons à réfléchir. Le corps humain, quelle étrange machine !

Du coté des oiseaux, mes premières observations ne sont pas celles que j’attendais, et à vrai dire, j’ai bien peur de ne pas voir beaucoup de nouvelles espèces lors de ce court séjour. Surtout si la pluie décide de s’en mêler. Je verrai bien demain. Pour l’instant, je peux tout de même rajouter à ma liste le Bulbul à oreillons bruns, seule coche du jour, ainsi qu’une magnifique sous-espèce du Monticole bleu que l’on peut croiser en France. Si en France, cet oiseau présente une robe sombre et bleutée et ne réside que dans des lieux escarpés, à Okinawa, ils sont légion ! Il y en a partout ou presque ! Chaque portion de digue a son monticole, et son plumage revêt un ventre à la teinte rouge ! Surprenant !

dsc07844Monticole bleu

Le soleil disparait, quelques gouttes tombent du ciel, la nuit les accompagne. Je suis exténué, la dernière nuit ayant été mauvaise, je ne vais pas faire long feu. Je croise les doigts pour que les éléments me laissent un peu de répit et de repos.

 

Publicités

4 réflexions sur “Conclusion et nouveau départ

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s