Chapitre 12 : … le beau temps

J’ai retenu de mes erreurs et je me suis couvert. Nullement l’envie de repasser une nuit frigorifié. Bien m’en a pris, une fois enseveli sous plusieurs couches, ma nuit fut douce. Au petit matin, les nuages s’étaient évaporés, le soleil revenu… un temps parfait pour profiter de ma dernière demi-journée ici. En début d’après-midi, on viendra me chercher pour me ramener à Stanley.

Traditionnel petit tour à la colonie de Manchots royaux. Je suis le sentier et fais détaler quelques Manchots de Magellan et papou pas mieux réveillés que moi. Devant moi, la colonie grandit a vue d’oeil. Les Manchots royaux n’ont pas encore rejoint l’eau. Ce sont réellement des oiseaux magiques ! A chaque observation, ils sont plus beaux que la veille ! En restant quelques jours de plus, j’aurais sûrement encore constaté une évolution esthétique. Que d’interactions, de comportements différents, d’amour et de conflit ! Le charme agit toujours !

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Manchot royal

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Manchot royal

Le défi de la journée, essayer de trouver le Faucon pèlerin aperçu hier ! Pour cela, je dois retourner vers les falaises. La première étape sera donc de traverser la plage. Le sable n’a jamais était aussi blanc. La lumière de ce début de journée n’a rien à voir avec celle que j’ai pu constaté auparavant. Décidément, les changements de météo engendrent de grosses différences sur les sensations. Je n’irai pas loin, c’est décidé, c’est noté. Si je change souvent parfois mes plans en cours de journée, en fonction de l’évolution du périple, du temps devant moi, de la météo et de la fatigue, aujourd’hui c’est imprimé… je ne vais pas loin… j’avance tout en sachant qu’il faudra que je fasse le même itinéraire dans l’autre sens au retour, et qu’il faut que j’arrive bien assez tôt pour ne pas faire attendre mon chauffeur.

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Manchot royal

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J’avance en haut des falaises en direction du point où j’avais vu le rapace. Tout en marchant, je regarde les alentours, rien de spécial, pas de pinnipèdes… juste un Merle austral de la sous-espèce locale. Le Merle austral est divisé en 2 sous espèces différenciées essentiellement par des critères de couleurs. J’avais pu observé Turdus falklandii magellanicus lors de mon escale à Santiago, voici donc maintenantTurdus falklandii falklandii. Toujours aussi élégant !

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Merle austral

J’arrive enfin au point supposé, m’approche doucement du bord et regarde en contrebas. Le Faucon pèlerin est assez réputé pour nicher dans les parois rocheuses, je suis donc au bon endroit. D’autant que sous mes yeux, à deux-trois mètres tout au plus, je vois l’oiseau du dessus. Lui qui a une vue perçante, ne m’a pas remarqué… malheureusement, de mon point de vue, aucune photo n’est possible, je me dois de me faire discret et de le contourner. Je me recule et me lance dans un détour alambiqué. Je refais surface à quelques mètres de lui, dans l’autre sens, je cherche à la retrouver… et il décolle… ce coup-ci il m’a bien remarqué et comme hier, je le vois s’en aller au loin. Je n’aurai pas réussi ma mission.

Je continue tout de même mon chemin, en gardant bien en tête qu’il sera bientôt temps de faire demi-tour. Au loin, sur un rocher, quelques Lions de mer se prélassent au soleil. La nature tranquille. Sans peur de l’être humain. Sur des falaises plus ou moins inaccessibles nichent quelques colonies de Cormorans de Magellan et une fois n’est pas coutume, l’endroit est observable à distance convenable : ici un adulte entouré de trois jeunes.

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Cormoran de Magellan

Retour au campement, les affaires sont définitivement pliées, le 4×4 m’attend. Nous roulons sur ces pistes discrètes et faisons décoller au passage deux Bécassines de Magellan. Mes yeux se ferment doucement, mais le relief fait heurter ma tête contre la vitre, me forçant à un réveil prématuré. Dur dur… Deux heures plus tard, j’arrive à Stanley, où je retrouve un groupe de scientifiques international. Des biologistes marins anglais, allemand et grec venus étudier des algues, chacun trouve son bonheur aux Falkland. Ils me proposent de les suivre à Gypsy Cove le soir même pour profiter du soleil couchant sous les chants des Manchots de Magellan.

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Manchot de Magellan

Plus loin, sur un promontoire, deux Caracaras huppés ! Le scientifique allemand me confie que c’est la seizième fois qu’il se rend aux Malouines, et qu’il ne les avait jamais aussi bien vu… s’il savait ce que j’ai vécu hier… et puis un oiseau s’envole et disparait, dans la nuit tombante, je ne fais pas d’identification mais le volatile m’intrigue… je le cherche mais ne le retrouve pas… je soupçonne un Hibou des marais, le biotope correspondrait… sur le retour, un oiseau retraverse le ciel, est-ce le même ? Difficile à dire… jumelles à portée de mains : Puffin ! Intéressant ! Vient-il retrouver un terrier creusé dans le coin ? Possible.

Demain, je m’en vais peut-être avec les scientifiques de l’autre coté de l’île… si ça ne se fait pas, je viens de trouver mon plan B ! Venir un peu plus tôt et voir si des puffins trainent dans les environs !

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34 réflexions sur “Chapitre 12 : … le beau temps

  1. Ces manchots royaux, quels animaux incroyable, d’une élégance stupéfiante ! Le cliché des trois compères sur cette superbe de sable blanc et ces belles vagues en arrière plan, tout seulement parfait, un régal ! y a pas à dire, sur ce voyage, tu as fait super fort, c’est un plaisir à chaque photo, waou 🙂
    Seb

    Aimé par 1 personne

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